Les passoires thermiques de classe G font l'objet d'une attention particulière depuis l'entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience. En 2026, ces logements très énergivores sont désormais interdits à la location, ce qui bouleverse profondément la gestion locative et impose une vigilance accrue lors de l'état des lieux de sortie. Pour les propriétaires bailleurs comme pour les locataires, cette échéance représente un tournant majeur qui nécessite d'anticiper plusieurs points techniques, juridiques et financiers. Que vous soyez propriétaire d'un bien classé G à Paris (75) ou dans les Yvelines (78), comprendre les enjeux de cet état des lieux de sortie devient indispensable pour éviter les litiges et sécuriser la transition vers une mise en conformité énergétique ou une requalification du bien.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) sont progressivement sortis du marché locatif. La loi Climat et Résilience a fixé un calendrier précis : après les logements les plus énergivores en 2023, c'est l'ensemble des passoires thermiques G qui sont désormais concernées par cette interdiction de mise en location. Cette mesure vise à accélérer la rénovation énergétique du parc immobilier français et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour les propriétaires, cela signifie qu'un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail de location, sauf travaux de rénovation énergétique préalables permettant d'atteindre au minimum la classe F, voire E selon les objectifs à moyen terme.
Cette contrainte réglementaire a des conséquences directes sur l'état des lieux de sortie. En effet, lorsqu'un locataire quitte un bien classé G en 2026, le propriétaire se trouve face à une obligation : soit engager des travaux de rénovation énergétique avant toute remise en location, soit reconvertir l'usage du bien. Cette situation impose une organisation rigoureuse de la sortie locative, avec une analyse précise de l'état du logement et une anticipation des travaux à venir. Chez Voir et Service Immo, nous accompagnons régulièrement des propriétaires parisiens et franciliens dans cette phase de transition, en proposant des pré-visites chiffrées qui permettent d'évaluer simultanément les réparations locatives et les travaux énergétiques nécessaires.
Il est important de préciser que l'interdiction de louer un logement classe G ne s'applique pas aux baux en cours. Un locataire occupant légalement un bien classé G avant l'entrée en vigueur de l'interdiction peut continuer à y résider jusqu'au terme de son bail, voire au-delà en cas de reconduction tacite. Cependant, dès que ce locataire donne congé et libère les lieux, le propriétaire ne peut plus remettre le bien en location sans travaux de rénovation énergétique. Cette distinction juridique est cruciale : elle protège les locataires en place tout en imposant aux propriétaires une obligation de mise en conformité dès la vacance du logement. L'état des lieux de sortie devient ainsi le point de départ d'une nouvelle stratégie patrimoniale pour le bailleur.
Réaliser un état des lieux de sortie pour un bien classé G en 2026 nécessite une approche différente de celle appliquée à un logement standard. Au-delà des constats habituels sur l'état général du bien, les dégradations locatives et la vétusté, plusieurs dimensions supplémentaires doivent être intégrées dans l'expertise. Le propriétaire doit en effet anticiper les travaux de rénovation énergétique à venir, ce qui influence directement la gestion des réparations locatives et la restitution du dépôt de garantie. Par exemple, si des travaux lourds d'isolation thermique sont prévus immédiatement après le départ du locataire, certains postes de réparations mineures peuvent perdre de leur pertinence économique.
Chez Voir et Service Immo, nous recommandons systématiquement de distinguer dans l'état des lieux de sortie trois catégories de constats :
Cette triple lecture permet d'éviter les litiges inutiles et de concentrer les discussions sur les véritables responsabilités de chacun, tout en préparant efficacement le chantier de rénovation énergétique.
Le DPE joue un rôle central dans l'état des lieux de sortie d'un logement classe G. Ce document, obligatoirement annexé au bail initial, doit être vérifié et actualisé si nécessaire. En effet, des travaux réalisés pendant la période locative, même mineurs, peuvent avoir modifié la performance énergétique du logement. Il est donc recommandé de faire réaliser un nouveau DPE lors de la sortie du locataire, notamment si le dernier diagnostic date de plusieurs années. Cette démarche permet de confirmer le classement énergétique réel du bien et d'anticiper précisément l'ampleur des travaux de rénovation nécessaires pour atteindre un niveau de performance conforme aux exigences réglementaires.
Lors de l'état des lieux de sortie d'une passoire thermique classe G, certains éléments méritent une attention particulière car ils conditionnent directement l'efficacité et le coût de la future rénovation énergétique. Ces points de vigilance concernent principalement les équipements de chauffage, l'isolation, la ventilation et les menuiseries, autant d'éléments qui influencent la performance thermique globale du logement.
Dans un logement classé G, le système de chauffage est souvent vétuste ou peu performant. Lors de l'état des lieux de sortie, il est essentiel de documenter précisément l'état de fonctionnement de la chaudière, des radiateurs, du ballon d'eau chaude et de tous les équipements thermiques. Même si ces installations seront probablement remplacées dans le cadre de la rénovation énergétique, leur état peut révéler des défauts d'entretien imputables au locataire. Un entretien annuel de chaudière non réalisé, des radiateurs encrassés ou un ballon d'eau chaude entartré constituent des manquements aux obligations locatives qui peuvent justifier une retenue sur le dépôt de garantie. À Paris et dans les Yvelines, où les systèmes de chauffage collectif sont fréquents, il convient également de vérifier l'état des vannes thermostatiques et des robinets de radiateurs, qui relèvent souvent de la responsabilité du locataire.
Les fenêtres, portes-fenêtres et portes d'entrée constituent des postes majeurs de déperdition thermique dans les logements classe G. Lors de l'état des lieux de sortie, il faut vérifier leur état général, leur étanchéité, le fonctionnement des mécanismes d'ouverture et de fermeture, ainsi que l'état des joints. Dans le contexte d'une future rénovation énergétique, le remplacement de menuiseries simple vitrage par du double ou triple vitrage sera probablement nécessaire. Néanmoins, les détériorations causées par le locataire (vitres cassées, mécanismes forcés, joints arrachés) doivent être identifiées et chiffrées dans l'estimation des travaux locatifs. Cette distinction entre vétusté, défaut de performance énergétique et dégradation locative est fondamentale pour une gestion équitable du dépôt de garantie.
Les logements énergivores souffrent fréquemment de problèmes de ventilation inadaptée, ce qui favorise l'apparition d'humidité, de moisissures et de condensation. Lors de l'état des lieux de sortie, une attention particulière doit être portée aux traces d'humidité sur les murs, plafonds et menuiseries, ainsi qu'à l'état des grilles de ventilation et des VMC. Il est crucial de distinguer ce qui relève d'un défaut structurel du logement (isolation insuffisante, ventilation inadéquate) de ce qui peut être imputé à un défaut d'aération par le locataire. Les moisissures localisées près des fenêtres ou dans les angles peuvent signaler un manque d'aération régulière, tandis que des problèmes généralisés révèlent souvent une insuffisance du système de ventilation lui-même. Cette analyse permettra d'orienter les futurs travaux de rénovation énergétique vers des solutions adaptées, comme l'installation d'une VMC performante.
Même si l'isolation thermique n'est pas directement visible lors d'un état des lieux classique, certains indices permettent d'évaluer ses défaillances : parois froides au toucher, traces d'humidité récurrentes, décollements de revêtements muraux dus à des ponts thermiques. Ces observations doivent être consignées car elles orienteront les choix techniques de la rénovation énergétique. Dans les immeubles anciens parisiens et des Yvelines, l'absence d'isolation des murs, des planchers ou de la toiture est fréquente. L'état des lieux de sortie doit donc intégrer un relevé photographique précis de ces zones, qui servira de référence pour les entreprises intervenant ultérieurement dans le cadre de la réception de travaux énergétiques.
L'état des lieux de sortie d'un logement classe G constitue le moment idéal pour planifier la rénovation énergétique à venir. Cette anticipation permet de gagner du temps, de coordonner efficacement les différents corps de métier et d'optimiser les coûts globaux de remise en état. En effet, lorsque des travaux lourds d'isolation, de remplacement des menuiseries ou de changement de système de chauffage sont programmés, il est souvent pertinent de différer certaines réparations mineures qui seraient de toute façon affectées par le chantier énergétique.
Par exemple, si un projet d'isolation thermique par l'intérieur est prévu, refaire entièrement les peintures murales avant ces travaux représenterait une dépense inutile. De même, remplacer un ancien radiateur défectueux avant l'installation d'un nouveau système de chauffage performant n'a aucun sens économique. C'est pourquoi nous recommandons, chez Voir et Service Immo, de réaliser une pré-visite chiffrée qui intègre à la fois les réparations locatives strictement nécessaires et une estimation des travaux énergétiques à prévoir. Cette approche globale permet au propriétaire d'établir un budget réaliste et un planning cohérent, tout en respectant scrupuleusement les droits du locataire sortant concernant son dépôt de garantie.
Pour les propriétaires de passoires thermiques G, il est judicieux de faire coïncider l'état des lieux de sortie avec la réalisation d'un audit énergétique complet. Cet audit, qui va au-delà du simple DPE, permet d'identifier précisément les postes de déperdition thermique, de proposer des scénarios de travaux chiffrés et d'estimer les gains énergétiques attendus. La présence simultanée de l'expert en état des lieux et de l'auditeur énergétique facilite le partage d'informations et garantit une vision exhaustive de l'état du bien. Cette démarche coordonnée est particulièrement pertinente à Paris et dans les Yvelines, où le parc immobilier ancien nécessite souvent des interventions techniques complexes. Elle permet également d'identifier les aides financières mobilisables pour la rénovation énergétique et d'anticiper les démarches administratives nécessaires.
La gestion du dépôt de garantie dans le contexte d'un logement classe G destiné à une rénovation énergétique nécessite une transparence absolue. Le locataire sortant ne doit pas supporter les conséquences financières des travaux énergétiques à venir, qui relèvent exclusivement de la responsabilité du propriétaire. Seules les dégradations locatives avérées, non liées à la vétusté normale, peuvent justifier une retenue sur le dépôt de garantie. Pour éviter tout litige, il est recommandé de documenter chaque constat avec précision : photographies datées, descriptifs détaillés, devis comparatifs pour les réparations. Chez Voir et Service Immo, notre expérience dans la gestion du congé locatif nous permet d'établir des états des lieux de sortie incontestables, qui sécurisent à la fois le propriétaire et le locataire.
Si l'interdiction de louer un logement classe G peut sembler contraignante à première vue, elle représente également une opportunité de valoriser durablement son patrimoine immobilier. Un bien rénové énergétiquement bénéficie de nombreux avantages : meilleure attractivité locative, loyers potentiellement plus élevés, réduction des charges énergétiques pour les locataires, valorisation à la revente et contribution positive à la transition écologique. L'état des lieux de sortie marque ainsi le début d'un nouveau cycle de vie pour le logement, qui peut être transformé en actif performant et pérenne.
Pour les propriétaires parisiens et franciliens, plusieurs stratégies peuvent être envisagées après l'état des lieux de sortie d'un bien classe G :
Chacune de ces options présente des avantages et contraintes spécifiques, et le choix dépendra de la situation patrimoniale du propriétaire, de la localisation du bien et du contexte de marché local. L'état des lieux de sortie, lorsqu'il est réalisé par un professionnel qualifié, fournit les éléments factuels nécessaires pour éclairer cette décision stratégique.
Même classé G, un logement peut présenter des atouts significatifs : emplacement privilégié, volumes généreux, cachet architectural, proximité des transports ou des commerces. L'état des lieux de sortie doit également mettre en valeur ces qualités intrinsèques, qui faciliteront soit la commercialisation du bien, soit sa relocation après travaux. À Paris et dans les Yvelines, de nombreux logements anciens classés G possèdent des caractéristiques architecturales remarquables (moulures, parquets, cheminées, hauteur sous plafond) qui constituent de véritables arguments de valorisation une fois la performance énergétique améliorée. Documenter précisément ces éléments dans le rapport d'état des lieux contribue à construire un dossier complet et attractif pour les futurs acquéreurs ou locataires.
Non, depuis 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être remis en location. Après le départ de votre locataire, vous devrez obligatoirement réaliser des travaux de rénovation énergétique pour atteindre au minimum la classe F avant de pouvoir signer un nouveau bail. Cette interdiction vise à accélérer la transition énergétique du parc locatif français et à améliorer le confort des occupants.
Les réparations locatives concernent les dégradations causées par le locataire ou le défaut d'entretien courant (peintures salies, équipements cassés, nettoyage insuffisant). Les travaux énergétiques relèvent de la responsabilité du propriétaire et visent à améliorer la performance thermique (isolation, menuiseries, chauffage). Un expert indépendant peut vous aider à établir cette distinction avec précision et à chiffrer équitablement chaque poste.
Non, le classement énergétique d'un logement relève exclusivement de la responsabilité du propriétaire. Le locataire ne peut en aucun cas être tenu pour responsable d'une mauvaise isolation, de menuiseries vétustes ou d'un système de chauffage peu performant. Seul le défaut d'entretien des équipements existants (comme l'absence d'entretien annuel de la chaudière) peut lui être imputé lors de l'état des lieux de sortie.
Ce n'est pas obligatoire si votre DPE a moins de 10 ans, mais c'est fortement recommandé pour un logement classé G. Un DPE actualisé vous permettra de confirmer le classement énergétique réel, d'identifier précisément les postes de travaux prioritaires et d'estimer le budget nécessaire pour atteindre un niveau de performance conforme. Cette démarche facilitera également vos démarches ultérieures, que vous envisagiez de rénover ou de vendre le bien.
Il n'existe pas de délai légal imposé pour réaliser les travaux de rénovation énergétique après le départ d'un locataire. Cependant, tant que votre logement reste classé G, vous ne pouvez pas le remettre en location. Le délai dépendra donc de votre stratégie patrimoniale : si vous souhaitez rapidement relouer le bien, les travaux devront être engagés sans tarder. Pour optimiser votre planning, il est conseillé d'anticiper dès l'état des lieux de sortie en commandant simultanément un audit énergétique et des devis de travaux.
Pour un logement classe G destiné à une rénovation énergétique, il est recommandé de faire appel à un expert indépendant spécialisé dans les états des lieux et connaissant les enjeux de la performance énergétique. Chez Voir et Service Immo, nous intervenons régulièrement à Paris et dans les Yvelines pour réaliser des états des lieux de sortie couplés à des pré-visites chiffrées intégrant les travaux énergétiques. Cette approche globale permet d'optimiser votre gestion locative et de sécuriser la transition vers la remise en conformité du bien.
L'état des lieux de sortie d'une passoire thermique classe G en 2026 représente bien plus qu'une simple formalité administrative : c'est un moment charnière qui conditionne l'avenir de votre bien immobilier. Face à l'interdiction de location imposée par la loi Climat et Résilience, les propriétaires bailleurs doivent adopter une approche structurée, combinant rigueur juridique, expertise technique et vision stratégique. En identifiant précisément les responsabilités locatives, en anticipant les travaux de rénovation énergétique et en documentant exhaustivement l'état du logement, vous posez les fondations d'une transition réussie vers un patrimoine immobilier performant et valorisé.
À Paris et dans les Yvelines, où le parc immobilier ancien est particulièrement concerné par ces enjeux énergétiques, l'accompagnement par des professionnels qualifiés fait toute la différence. Que vous envisagiez d'engager une rénovation complète, de céder votre bien ou d'explorer d'autres options, un état des lieux de sortie réalisé dans les règles de l'art vous fournit les éléments factuels indispensables pour prendre les meilleures décisions. Chez Voir et Service Immo, notre expertise en gestion locative et notre connaissance approfondie des problématiques énergétiques nous permettent de vous accompagner efficacement dans cette étape cruciale, en protégeant vos intérêts tout en respectant scrupuleusement les droits de vos locataires.